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Une alimentation “bio” préserve-t-elle la santé ? 16 mars 2019

alimentation bio europe

L’alimentation Bio : impossible de passer à côté de cette nouvelle pratique alimentaire qui est aujourd’hui devenue un véritable mode de vie pour certains d’entre nous.

Cette tendance s’inscrit dans une démarche de consommation plus saine, plus durable, et souvent plus éthique. D’après le baromètre de Janvier 2019 de l’Agence Bio, 57% des français ont modifié leurs habitudes d’achat et leur comportement alimentaire en 2018.

Pourquoi un changement des pratiques alimentaires ?

Ce changement révèle un nouvel état d’esprit suite aux récents scandales sanitaires et environnementaux. Les français sont de plus en plus nombreux à modifier leurs pratiques pour éviter le gaspillage (61%), consommer des produits de saison (58%), frais (55%) et locaux (52%).

Ainsi, le Bio fait partie de notre quotidien depuis l’artisan de quartier jusqu’aux rayons de nos grandes enseignes qui se convertissent de plus en plus à ces nouvelles tendances pour répondre à la demande croissante des consommateurs.

carrotes bio - alimentation saine

Qu’est-ce qu’un produit alimentaire bio ? Tous les produits bio se valent-ils ? Quels sont les freins et les effets d’une alimentation bio ?

 

Qu‘est-ce qu’un produit alimentaire « bio » ?

Le terme « bio » désigne un produit ou une denrée issus de l’agriculture biologique. Le mode de production agricole biologique est respectueux des équilibres naturels et exclut l’usage des produits chimiques de synthèse (ex : pesticides, herbicides), les OGM et limite les intrants chimiques (ex : engrais). L’objectif de l’agriculture biologique est de préserver les ressources naturelles, la biodiversité et la santé animale. Ainsi, par exemple, les filières du bio utilisent principalement des matières organiques naturelles recyclées et des techniques respectueuses des animaux.

Tout produit agroalimentaire portant le logo français « AB » ou le logo européen « eurofeuille » doit respecter les normes strictes de l’agriculture biologique encadrées par des règlements européens 834/2007 et 889/2008. Chaque année, les producteurs du secteur biologique sont soumis à un contrôle par un organisme certificateur agréé par l’INAO (Institut National de l’Origine et de la qualité).

baies bio reduced

Tous les produits Bio se valent-ils ?

La filière de l’alimentation biologique s’étant  largement démocratisée ces dernières années, on trouve désormais de nombreux produits bio dans tous les canaux de distribution : du producteur local aux grandes surfaces, en passant par les boutiques spécialisées et les marchés.

Mais peut-on ainsi faire confiance au virage bio de la grande distribution qui détient aujourd’hui 45% des parts du marché ? D’après Claude Gruffat, businessman-militant, Président de la chaîne de distribution Biocoop, la réponse est sans appel : « le modèle de la grande distribution est incompatible avec le bio ».

Il y aurait un manque de cohérence entre les valeurs fondamentales du « bio » et le « bio industriel ». Par exemple, les importations dites de « contre saison» (agrumes, tomates, fraises…) fréquentes dans la grande distribution, se font au détriment des producteurs locaux et de l’empreinte écologique. Autre exemple, les cultures intensives (huile de palme, soja…) ont un effet délétère sur l’environnement et sur la main d’œuvre agricole dans certains pays.

Cependant dans la mesure où un produit est certifié Bio, il doit offrir les mêmes garanties quel que soit le lieu d’achat ou la marque. En outre, 70% des français souhaitent trouver davantage de produits biologiques en grandes et moyennes surfaces.

Quels sont les freins et les effets d’une consommation de produits bio ?

Aujourd’hui si la première raison de consommer bio est de préserver sa santé, les français ne consomment pas plus de produits bio, parce qu’ils considèrent qu’il sont souvent trop chers ou qu’ils doutent que les produits soient totalement bio, ou encore simplement qu’ils n’ont pas le réflexe.

Pourtant une étude épidémiologique récente de l’INSERM, INRA, CNAM et de l’Université Paris 13, publiée dans le JAMA Internal Medicine en 2018, suggère qu’une alimentation riche en aliments bio pourrait limiter l’incidence des cancers, par une diminution de 25% du risque de cancer.

Cette diminution du risque est particulièrement marquée pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées et les lymphomes non-hodgkiniens. Ces résultats pourraient s’expliquer par l’absence de pesticides chimiques dans les produits bio ou encore les teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques) dans les aliments bio. A cet égard, le journal Le Monde reprend ce lundi 18 mars les résultats d’une recherche menée par plusieurs institutions, dont le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Ces résultats publiés en mars 2019 par la revue International Journal of Epidemiology, ciblent notamment deux insecticides, le terbuphos et la deltamethrine, et un herbicide, le glyphosate, lesquels contribuent à l’élévation des risques de lymphomes non-hodgkiniens chez les agriculteurs.

69% des français consommant du bio une fois par mois le font pour préserver leur santé (Baromètre 2018 de l’Agence Bio)

Ces nouvelles données épidémiologiques vont dans le sens du Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui privilégie les aliments cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides pour les fruits et légumes, les légumineuses et les produits céréaliers complets. En effet, les fruits et légumes sont les produits bio les plus consommés, surtout les fruits frais et légumes frais. Les produits laitiers (lait, fromage) viennent juste après. Les œufs bio sont également largement consommés.

Enfin rappelons que si d’un point de vue scientifique, le lien de cause à effet entre risque de cancer et alimentation biologique n’est pas encore clairement établi. Il existe en revanche des preuves reliant le risque de cancer à la cigarette, au surpoids, à l’équilibre alimentaire et à l’activité physique.

 #ylo

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